arsvitaest: I believe the star whose brightness I take in has been dead a thousand years. — Rilke, excerpt from “Lament” Thanks to mythologyofblue (via chateaudepapier-deactivated2014)

arsvitaest:

I believe the star
whose brightness I take in
has been dead a thousand years.

— Rilke, excerpt from “Lament”


Thanks to mythologyofblue

(via chateaudepapier-deactivated2014)

“Qui d’entre vous peut à le fois rire et être sur la cime ? Celui qui gravit les plus hautes montagnes,celui là se rit de toutes les tragédies, qu’elles soient réelles où jouées. Courageux,insouciants,moqueurs,brutaux — c’est  que nous veut la sagesse : elle est femme et elle n’aime jamais qu’un guerrier. Vous me dites : “La vie est lourde à porter ?” Mais à quelle fin auriez vous vu le midi votre fierté et le soir votre soumission ? La vie est lourde à porter mais ne faites pas vos délicats ! Nous sommes tous,tant que nous sommes,des ânes biens jolis et qui aiment à porter les fardeaux. Qu’avons nous en commun avec le bouton de rose qui tremble parce qu’une goutte de rosée lui pèse sur le corps ? Il est vrai : que nous aimons la vie, non parce que nous sommes habitués à la vie, mais parce que nous sommes habitués à aimer. Il y a toujours un peu de folie dans l’amour. Mais il y a toujours aussi un peu de raison dans la folie. Et à moi aussi qui aime ce qui vit, il me semble que les papillons ou les bulles de savons et les les êtres humains qui leur ressemblent sont ceux qui en savent le plus du bonheur. Voit voleter ces âmes légères,un peu folles,fragiles et mobiles — voilà qui donne à Zarathoustra envie de larmes et de chansons.. Je ne croirai qu’en un dieu qui s’entendrait à danser. Et lorsque je vis mon diable,je le trouvai grave,minutieux et profond,solennel ; c’était l’esprit de pesanteur — par lui toutes les choses tombent.. On ne tue pas par la colère,mais on tue par le rire. Allons,tuons l’esprit de pesanteur ! J’ai appris à marcher : depuis ce temps je me laisse courir. J’ai appris à voler : depuis je n’attends plus qu’on me pousse pour changer de place. Maintenant je suis léger,maintenant je vole, maintenant je m’aperçois en dessous de moi-même, maintenant un dieu danse en moi. Ainsi parlait Zarathoustra.” Friedrich Nietzsche.

“Qui d’entre vous peut à le fois rire et être sur la cime ?
Celui qui gravit les plus hautes montagnes,celui là se rit de toutes les tragédies, qu’elles soient réelles où jouées.
Courageux,insouciants,moqueurs,brutaux — c’est  que nous veut la sagesse : elle est femme et elle n’aime jamais qu’un guerrier.
Vous me dites : “La vie est lourde à porter ?” Mais à quelle fin auriez vous vu le midi votre fierté et le soir votre soumission ?
La vie est lourde à porter mais ne faites pas vos délicats ! Nous sommes tous,tant que nous sommes,des ânes biens jolis et qui aiment à porter les fardeaux.
Qu’avons nous en commun avec le bouton de rose qui tremble parce qu’une goutte de rosée lui pèse sur le corps ?
Il est vrai : que nous aimons la vie, non parce que nous sommes habitués à la vie, mais parce que nous sommes habitués à aimer.
Il y a toujours un peu de folie dans l’amour. Mais il y a toujours aussi un peu de raison dans la folie.
Et à moi aussi qui aime ce qui vit, il me semble que les papillons ou les bulles de savons et les les êtres humains qui leur ressemblent sont ceux qui en savent le plus du bonheur.
Voit voleter ces âmes légères,un peu folles,fragiles et mobiles — voilà qui donne à Zarathoustra envie de larmes et de chansons..
Je ne croirai qu’en un dieu qui s’entendrait à danser.
Et lorsque je vis mon diable,je le trouvai grave,minutieux et profond,solennel ; c’était l’esprit de pesanteur — par lui toutes les choses tombent..
On ne tue pas par la colère,mais on tue par le rire. Allons,tuons l’esprit de pesanteur !
J’ai appris à marcher : depuis ce temps je me laisse courir. J’ai appris à voler : depuis je n’attends plus qu’on me pousse pour changer de place.
Maintenant je suis léger,maintenant je vole, maintenant je m’aperçois en dessous de moi-même, maintenant un dieu danse en moi.

Ainsi parlait Zarathoustra.”

Friedrich Nietzsche.

Ballades Lyriques Oh reste voyageur ! Loin des séjours humains, S'élève cet if solitaire : aussi qu'importe S'il n'est pas de ruisseau qui scintille en ces lieux, Irriguant l'herbe verdoyante ; et puis qu'importe Ces branches dépouillées, dédaignées par l'abeille ; Quand soufflera le vent, l'ondulation des vagues Se brisant sur la rive, bercera ton esprit, Par cette impulsion, sauvé de l'inaction.     De ce que fut celui Qui ces pierres dressa, et d'un gazon moussu, D'abord les recouvrit, puis apprit à cet arbre, Redevenu sauvage, à faire un cercle d'ombre, Je me souviens très bien. Cet Homme possédait Une âme peu commune. William Wordworth

Ballades Lyriques

Oh reste voyageur ! Loin des séjours humains,
S'élève cet if solitaire : aussi qu'importe
S'il n'est pas de ruisseau qui scintille en ces lieux,
Irriguant l'herbe verdoyante ; et puis qu'importe
Ces branches dépouillées, dédaignées par l'abeille ;
Quand soufflera le vent, l'ondulation des vagues
Se brisant sur la rive, bercera ton esprit,
Par cette impulsion, sauvé de l'inaction.
    De ce que fut celui
Qui ces pierres dressa, et d'un gazon moussu,
D'abord les recouvrit, puis apprit à cet arbre,
Redevenu sauvage, à faire un cercle d'ombre,
Je me souviens très bien. Cet Homme possédait
Une âme peu commune.

William Wordworth

Ballades lyriques “Si tel est le monde où nous sommes, si l'arbre et l'oiseau sont heureux, Ai-je tort de plaindre les hommes ? Songeant aux maux crées par eux.” William Wordsworth

Ballades lyriques

“Si tel est le monde où nous sommes, si l'arbre et l'oiseau sont heureux,
Ai-je tort de plaindre les hommes ? Songeant aux maux crées par eux.”

William Wordsworth